Histoire de l'école

La "petite école"


1931. Le quartier Jean XXIII n’existe pas, la cité des Quatre-Saisons non plus.

Mais surplombant l’avenue de Paris, s’étend un pré en pente. Celui-ci donne une herbe savoureuse ou un excellent fourrage aux magnifiques vaches de M. Bou

Quelques autobus et camions sillonnent déjà la ville. Mais les voitures familiales sont rares et très peu de " mamans " ont le permis de conduire. D’où la difficulté pour les familles de ce quartier périphérique en expansion, pour celles de Canac, de Canto Coucut, des Quatres-Saisons, d’envoyer leurs jeunes enfants à l’école maternelle, rue St-Cyrice.

L’abbé Molinier, curé de la Paroisse du Sacré-Cœur, encouragé, aidé par ses paroissiens, projette une modeste construction qui accueillera : la semaine, les jeunes pour l’école, le dimanche, les paroissiens pour la messe dominicale. Mais les locaux n’étant pas prêts au mois d’octobre, une famille du quartier recueille le petit groupe d’élèves. Ils sont six, confiés à une religieuse de la Communauté du Saint Cœur, Melle Debru (Sœur Imelda). Le 14 décembre 1931, Melle Debru obtient l’autorisation de s’installer dans les nouveaux locaux.

Dans ces années là, les chrétiens parlent beaucoup de Thérèse de Lisieux qui, morte en 1897, vient de recevoir le titre de " Sainte " (1925). Il est donc normal de baptiser la " petite école " qui vient de naître " Ecole Sainte Thérèse ".

Sœur Imelda s’acquitte vaillemment de sa tâche jusqu’en 1960. A cette date Melle Bézelgues M.Thérèse prend la direction qu’elle assure jusqu’en 1963. Ils sont environ qurante élèves.

A cette période, la ville de Rodez connaît une véritable " explosion scolaire " due à la démographie de l’après guerre, à l’expansion de la ville vers la périphérie, aux nouvelles lois scolaires et à l’accentuation de l’exode rural.

C’est dans ce contexte que six communautés rurales (Clairvaux, Estaing, Marcillac, Millau, Salles la Source, Villecomtal) se regroupent et décident, elles aussi, de s’installer à Rodez. L’école Sainte Thérèse étant située au fond du terrain acquis par les religieuses de l’Union Saint Joseph, il est convenu qu’elles la prendront en charge. A la rentrée de 1963 et jusqu’en 1972, Melle Vidal Agnès (Sœur Marie-Pauline) prend la direction de la petite école qui comptait alors 39 élèves répartis dans deux classes. Mais le quartier Jean XXIII, les abords de l’avenue de Paris, les Quatre-Saisons se développent rapidement et le local existant se révèle trop exigu pour accueillir les enfants. " Supprime-t-on l’école ou construit-on un nouveau local ? " Devant cette interrogation pressante de la Directrice, les responsables de la Communauté, les parents constituent un groupe dynamique et établissent un plan selon l’architecture de l’époque. " Une bâtisse de 42 mètres de long, six grandes salles de classe ! C’est bien trop grand ! " pensent certains. Tout le quartier est associé à cet audacieux projet, et, dès le mois d’avril 1964, commencent les travaux. Les 86 élèves de la rentrée de 1964 pourront occuper leurs classes – combien spacieuses ! – dans le courant du premier trimestre.

La petite école n’existe plus. Certains anciens élèves ont le cœur gros de la voir disparaître.

En 1963, Rodez s’agrandit et connaît une explosion scolaire.

La nouvelle école s’installe à la place de l’ancienne. Le bâtiment est neuf, agréable, spacieux. Trop grand pensent certains ! En 1964, les élèves inaugurent les nouvelles classes. Mais les enfants sont de plus en plus nombreux et ce bâtiment " si grand " devient trop petit. Il a fallu au fur et à mesure ajouter de nouveaux pavillons dans ce cadre champêtre.

L’école compte actuellement 11 classes, avec plusieurs cours, un préau, tout cela dans un cadre magnifique. Par la suite, le nombre d’élèves ne cessent de croître, il a fallu procéder, chaque année, à de nombreux aménagements et ajouter à plusieurs reprises de nouveaux pavillons, semés dans la nature heureusement !

En 1970 : un préfabriqué pour 2 classes, 1971 : 2 autres classes, 1972 : un bâtiment de 4 classes, 1978 : une salle de classe, 1981 : construction d’un préau. L’école compte actuellement 12 classes.

En même temps, se constituait un groupe d’institutrices accueillantes au renouveau pédagogique et animées d’esprit de recherche, tandis que pour faire face aux dépenses de fonctionnement, une équipe de parents mettait sur pied " quine et kermesse ".

Peu à peu, dans ce cadre champêtre, témoin de fêtes colorées et dynamiques, s’instaure une communication plus effective entre l’école et les familles au bénéfice des enfants mais aussi des adultes.